Quels livres nous font rire ? Nous sommes...

samedi 4 mars 2017
par  Equipe de lettres
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Quels livres nous font rire ? Nous sommes partis de Rick Riordan pour arriver à Daniel Pennac, en passant par Shakespeare et Oscar Wilde !
Ce qui nous fait rire, c’est souvent en réalité un décalage : décalage entre ce que le personnage veut faire et ce qu’il fait (maladresses ou malchances), entre ce que le personnage pense être et ce qu’il est (les commentaires du narrateur peuvent le dévoiler), entre un sujet sérieux et une manière légère de le traiter, entre les choix du personnage et le contexte (comique de situation).
Dans les Héros de l’Olympe de Rick Riordan, deuxième série des aventures des demi-dieux grecs (et romains, cette fois) dans le monde contemporain, les héros malgré leur ascendance divine et leurs pouvoirs merveilleux, restent des adolescents aux préoccupations bien de leur âge : le contraste est comique même si tout le livre ne l’est pas.
D’autres auteurs se sont donnés pour but de faire rire, c’est le cas de Wodehouse, avec les aventures de Bertram Wooster, jeune aristocrate écervelé, toujours sauvé in extremis des situations les plus abracadabrantes par son inestimable valet de pied, Jeeves. On apprécie beaucoup, ou pas du tout, cet humour très britannique.
Pour continuer sur la Grande-Bretagne qui nous a semblé très fertile en auteurs humoristiques, nous avons parlé des comédies de Shakespeare et notamment de Beaucoup de bruit pour rien, dont le retournement de situation fait tout le charme : tel est pris qui croyait prendre, et le spectateur prend plaisir à la supériorité sur les personnages que lui donne sa connaissance de toutes les facettes de l’intrigue. Le théâtre se prête à faire rire. Oscar Wilde en est un autre exemple, avec The Importance of being Ernest, diversement traduit en français (L’importance d’être sérieux, L’importance d’être Constant, L’importance d’être Ernest...), vrai festival de répliques spirituelles, et là aussi rebondissements et retournement complet de situation, mais également mise en scène d’un personnage (la belle-mère) très caricatural — autre ressource du comique.
L’homme est imparfait, et nos auteurs choisissent d’en rire : on peut rire de situations quotidiennes, c’est ce que fait Comment vivre avec un chat névrotique, de Stephen Baker, où les habitudes du maîtres, aussi bien que les défauts du chat, sont pris pour cible ; on peut rire d’une situation scolaire qui a tout pour être triste, celle d’un enfant détesté par un autre, en lisant Ma vie de grand et parfait génie incompris, un "must" de la littérature anglo-saxonne (canadienne, en l’occurrence) pour les jeunes. Lorsqu’on rit on n’est jamais vraiment du côté d’un personnage : on ne choisit pas son camp. On peut rire aussi des extravagances d’une bande d’oncles juifs partis de Thessalonique, dans les années 1930, pour rejoindre leur neveu haut fonctionnaire à la Société des Nations. Tous plus inadaptés les uns que les autres à la société en général, et en particulier à celle qui se dessine dans les années 30 pour les Juifs, ces hétéroclites "Valeureux" du Mangeclous de Cohen nous font rire par leur innocence autant que par leur maladresse.


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