Un livre qui parle du quotidien : Club Lecture du 14 mars 2017

mercredi 15 mars 2017
par  Equipe de lettres
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Nous avions restreint notre enquête, cette fois, aux XXe et XXIe siècles, pour évoquer des livres où était présent le quotidien.
Nous nous sommes aperçus que le quotidien est essentiellement présent dans les témoignages, autobiographies ou biographies, pour raconter la vie ordinaire du héros avant qu’il ne sorte du commun, et poser le cadre de son époque. Nous avons aussi pensé à un certain nombre de livres, souvent des nouvelles, qui présentent un quotidien qui est pour nous étranger parce qu’il est lointain dans l’espace (des pays mal connus), la manière de vivre (des périodes de guerre) ou le temps (des périodes qui nous paraissent déjà lointaines.
Il peut aussi, dans des romans être le fond sur lequel va se détacher un événement : il sert alors d’introduction.
En somme, le quotidien sert de toile de fond ou a en lui-même quelque chose qui sort de l’ordinaire.
Exemples d’un quotidien utilisé comme amorce, Piège sur internet, de Gérard Delteil : quoi de plus quotidien qu’un voyage de classe ? Tout change lorsque le héros, voulant épater ses camarades, se retrouve enfermé dans l’Empire State Building et tombe sur une sombre histoire de société corrompue...
Des récits d’un quotidien dont l’étrangeté (pour nous !) fait le prix, il y en a beaucoup : "romans graphiques" comme L’Arabe du futur de Riad Sattouf, sur la Libye, la Syrie, mais aussi... la Bretagne des années 1970 ; récits de guerre comme les bandes dessinées bien connues de Tardi (Putain de guerre !) ; roman pour la jeunesse comme Wonder, de R. J. Palacio, où c’est le quotidien d’un enfant gravement défiguré qui nous est raconté. Au fond, les nouvelles si sordides de Maupassant qui dépeignaient la vie des campagnes au XIXe, participaient de la même découverte.
Nous nous sommes arrêtés sur trois livres en particulier. D’abord l’autobiographie (romancée) de Patrick Chamoiseau, Chemin d’école, récit de l’enfance pour nous étonnante d’un jeune martiniquais confronté à des maîtres très durs, à une vie brutale et au choc de deux cultures, matérialisé par l’interdiction de parler à l’école sa langue maternelle, le créole — pour ne parler que français. Ensuite deux recueils de nouvelles parus chez Zulma. Le premier nous emmène en Inde, parmi des femmes qui, non sans mal et à force de patience, gagnent leur place dans la société : dans un orchestre, par exemple. Il s’agit de De Haute Lutte, d’Ambaï. Le second, lui, décrit la société nigérienne : très pauvre, très jeune, très connectée aussi. Assez pour que, par exemple, du fin fond du Niger et à 14 ans, on puisse inonder la planète de mails frauduleux et en faire un "business"... Love is power, ou quelque chose comme ça, d’Igoni Barrett.
Dépaysants, ces livres nous ouvrent sur le monde.
La semaine prochaine nous parlerons des livres... qui parlent de livres !


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