Le Far West

jeudi 18 mai 2017
par  Equipe de lettres
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Cowboys, Indiens, diligences, chemin de fer, coups de feu et saloons : le Far West évoque toute une imagerie. Un lieu, l’Ouest américain ; une aventure, la conquête de nouveaux territoires (pourtant déjà occupés...) ; une époque, la fin du XIX et le début du XXe siècles. C’est un univers difficile où la loi peine à se faire respecter, un univers immense et parfois hostile, propice aux épopées et aux héros, mais aussi une sorte de creuset culturel, l’immigration européenne et asiatique rencontrant les Américains de longue date et les Indiens.
Nous avons commencé par la B.D., avec bien sûr Lucky Luke (Morris et Goscinny) : inutile de présenter le cowboy solitaire, qui à travers les épisodes fait découvrir à chaque fois un nouvel aspect de la conquête de l’Ouest : des rivalités entre les familles aux grands bandits, en passant par le télégraphe, l’insertion des familles juives, et les bateaux à vapeur, les livres sont documentés et présentent d’ailleurs souvent, à la fin, des reproductions de documents d’époque. Il en va de même dans Les Tuniques Bleues (Lambil et Cauvin) : un duo improbable de Nordistes fait revivre certains épisodes et certaines caractéristiques de la Guerre de Sécession. Dans L’Homme qui n’aimait pas les armes à feu (Lupano, Salomone et Lorenzo), l’humour noir est de mise ("Un peu de thé ?" demande le héros qui vient d’abattre sauvagement un gêneur), sur un fond graphique de décors sauvages, typiques de westerns. Stern, Bande dessinée récente des frères Maffre, a pour héros original un croquemort... qui aime lire. Il se trouve embarqué dans une histoire louche, et contraint de mener une autopsie qui va déclencher l’enquête. Les dessins sont épurés : à suivre ! La série commence tout juste.
Le CDI possède également les plus réalistes Blueberry (Charlier et Giraud), autre soldat nordiste et justicier, et les Peaux-Rouges, chez Casterman, avec une perspective différente puisqu’il s’agit des Conquistadors, au XVIe siècle.
Des B.D., mais pas seulement ! Les éditions Gallmeister se spécialisent dans les grands espaces américains.
Le sherif Longmire, personnage créé par Craig Johnson, accompagné de son associé indien, l’Ours, parcourt un Wyoming contemporain mais dominé par les traditions ancestrales et une nature sauvage.
Dans Le Saloon des derniers mots doux de Larry McMurtry, autre roman policier, deux nostalgiques du bon vieux western cherchent un endroit où établir leur saloon. Las, la réalité les rattrape, dans un mélange de poésie et de parodie.
Les meurtriers solitaires, de Bruce Holbert, est beaucoup plus sombre : un meurtrier en série s’attaque à des Indiens. Le justicier moderne doit faire face à la haine des indigènes.
Toujours du côté des Indiens, Née contente à Oraibi, un livre français cette fois, de Bérengère Cournut : moins d’action mais le tableau calme et profond d’une culture, avec ses croyances, son rapport complexe au temps et à la nature, au fil de la vie d’une fillette devenant femme.
Pour finir, nous évoquons aussi des classiques : l’autobiographie de Laura Ingalls, La Petite maison dans la Prairie, qui saisit la vie quotidienne des pionniers à travers les yeux d’une enfant, et retrace les bonheurs et les tragédies d’une vie vers l’Ouest ; et Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell, où Scarlett O’Hara découvre la passion, le mariage, la guerre et la survie — mais à quel prix — sur un fond historique magnifique.
Bon nombre de ces ouvrages ont été adaptés pour la télévision (y compris le Shérif Longmire) : transition idéale vers notre prochain thème, Le Far West au cinéma !!

Par Mme Mouquin


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