Science-fiction : du livre au film

lundi 25 septembre 2017
par  Equipe de lettres
popularité : 1%

C’est grâce à l’adaptation de La Guerre des Mondes de H. G. Wells, évoquée à notre première rencontre, que nous avons eu l’idée de nous pencher sur des films adaptant des livres de science-fiction.
La science-fiction : une histoire imaginaire mais qui, à l’heure où écrit l’auteur, ne semble pas improbable, puisqu’elle invente un monde où la science a permis des révolutions techniques et technologiques. Nous avons d’ailleurs évoqué Jules Verne, un des précurseurs de l’anticipation scientifique, avec par exemple De la Terre à la Lune. Nous nous posons la question de savoir si Valerian et la cité des mille planètes, récemment adapté par Luc Besson de la bande dessinée Valerian et Laureline, de Pierre Christin et Jean-Claude Mézières, peut être considéré comme de la science-fiction, puisque dans la bande annonce apparaît un monstre : il semble que oui, car ce monstre représenterait un ensemble d’individus... à suivre.
L’adaptation au cinéma : vaste sujet, puisque les films les plus fidèles ne sont pas toujours ceux qui respectent le plus les intentions du livre. Dans La guerre des mondes de Spielberg, par exemple, film que ceux qui l’ont vu jugent réussi, les météorites qui permettent aux "aliens" de descendre sur Terre sont devenus des éclairs : le film est rendu plus spectaculaire. Spielberg a situé l’histoire dans les temps contemporains pour qu’elle nous frappe davantage, et il semble ainsi logique que l’Amérique it remplacé l’Angleterre en tant que grande puissance mondiale. Nous tombons d’accord qu’une adaptation de science fiction qui ne modernise pas l’époque et le cadre de vie du livre de départ (s’il est ancien) risque d’être décevante puisque nombre d’ "inventions" apparaîtront comme vieillies.
Il s’agit de faire ressentir au spectateur ce que les lecteurs contemporains ont pu ressentir en lisant le livre.
Une des plus grandes adaptations de science-fiction du XXe siècle restera sans aucun doute Blade Runner, de Ridley Scott, en 1982. Ce réalisateur d’Alien et, récemment, de Seul sur Mars, s’est mesuré à un très grand classique de la science-fiction, au titre surprenant : Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? (1968), oeuvre de Philip. K. Dick, auteur prolifique de science-fiction. Dans une terre polluée, sale, où les gratte-ciel de gigantesques villes pourrissent sur pied, les androïdes ont été si perfectionnés qu’ils sont presque capables de ressentir des sentiments. Il revendiquent une durée de vie supérieure à celle que leurs créateurs leur ont donnée (4 ans) et une révolte éclate sur Mars, planète colonisée grâce à la résistance et aux capacités des androïdes. Une équipe de ces robots à visage humain a cependant quitté Mars pour tenter de prendre le contrôle de la programmation des robots, qui s’effectue sur Terre. On fait appel pour les pourchasser, à un détective qui a passé sa carrière à traquer les androïdes dangereux. Dans le livre de Dick, ce détective qui sera amené à une sorte d’enquête dans ce monde futuriste, rêve d’avoir un mouton : un vrai, pas un mouton électrique, d’où le titre ! Dans le film, le mouton a disparu, au profit de décors inquiétants et de personnages qui ne le sont pas moins. Qui est robot ? Qui est homme ? Et si les androïdes étaient plus humains que les humains... ? Nous en saurons peut-être plus encore bientôt, puisque Blade Runner 2049, de Denis Villeneuve, à sortir, revisite ce film culte.
Blade Runner crée un précédent : son décor devient une référence pour toute la science-fiction contemporaine.
Nous avons aussi évoqué des cas moins réussis. Ainsi de de Star Wars, où les livres, écrits après les films, sont des produits dérivés. Ils ne sont pas enthousiasmants, notamment parce qu’ils sont parfois en contradiction avec les films récents !
Un peu décevant aussi, l’adaptation du Labyrinthe de James Dashner. Le premier film, qui porte le titre du premier tome d’une trilogie (L’Epreuve) — amenée, semble-t-il, à avoir une suite —, est assez fidèle à cette histoire d’adolescents privés de mémoire, réunis au coeur d’un labyrinthe géant dont les allées changent toutes les nuits, et environnés de monstres menaçants ; le second, Le Labyrinthe : la terre brûlée, du même réalisateur Wes Ball, mélange trop d’aspects des deux autres tomes de la trilogie pour être convaincant. L’histoire est déjà échevelée dans le livre, dans le film cela devient trop invraisemblable et difficile à suivre.

La semaine prochaine : Heroic fantasy... en français dans le texte !


Commentaires

Brèves

16 janvier - Actualités mathématiques

Contrôle commun décembre 2017 : sujet ; corrigé
MATHADOR de Noël : sujet ; solutions
FRACTALES : (...)

21 décembre 2012 - Les latinistes fêtent les Saturnales

Les latinistes de 5e ont fêté les 20 et 21 décembre le solstice d’hiver en célébrant des (...)