Heroic fantasy : dragons, licornes, trolls, enchanteurs et chevaliers !

lundi 2 octobre 2017
par  Equipe de lettres
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Cette fois-ci la pile de livres était énorme ! Le genre récent de la "Heroic Fantasy", qu’on tente de franciser en "Merveilleux héroïque", a connu un développement foudroyant, qui dépasse le seul royaume du livre : films, jeux vidéos, jeux de rôles, bandes dessinées, c’est tout un univers, et même plusieurs puisque chaque auteur crée le sien.
Il fallait commencer par J. R. Tolkien, qui en est l’un des pères fondateurs et lui a véritablement donné ses lettres de noblesse, tant est si bien que rares sont les ouvrages où son influence ne perce pas d’une manière ou d’un autre. Nous évoquons Bilbo le Hobbit, le premier à lire sans doute pour un novice ; mais aussi le Simarillon où Tolkien a raconté les légendes et les mythes originaires de la Terre du milieu ; et encore Les enfants de Hurin, livre moins connu, très sombre, écrit pendant la seconde guerre mondiale et qui s’en ressent. La place d’honneur revient bien sûr à la fameuse trilogie du Seigneur des Anneaux, livre magnifique et comme archétypal. On y rencontre les créatures merveilleuses (nains, trolls, elfes, et autres balrogs) typiques du genre ; les héros dont le dévouement jusqu’au sacrifice d’eux-mêmes pourra faire triompher le Bien ; le Mal cherchant à tout courber sous sa domination, ici représenté par un mage, dans d’autre livres, par des ennemis de tout poil ; les grandes batailles ; les paysages imaginaires destinés à faire rêver ou à effrayer : bref, tout ce qui fait le succès du genre. Notons que chez Tolkien le monde inventé est sans aucun lien avec notre monde réel, totalement autonome, avec sa carte (ce que reprennent nombre de successeurs) et même son langage : mais les aventures et les principes d’amitié, de dévouement, d’attention aux plus faibles, se veulent néanmoins valables pour nous aussi.
La prolifération de créatures imaginaires, empruntées aux traditions les plus variées, font le charme du genre pour ses "fans", mais peuvent aussi fortement dissuader les autres : pourquoi se plonger dans un monde inexistant, sans aucun rapport avec ce que nous connaissons et pourrons jamais vivre ? Deuxième difficulté : dans certains livres, le nombre de noms propres ou de noms communs inventés et empruntés souvent au gaélique, rend la lecture très ardue. Il faut un lexique... et l’on n’a pas toujours envie de lire avec un lexique à la main, même s’il existe ! Certains romans pourtant jouent sur l’appartenance des héros à deux mondes : le nôtre, et le monde du merveilleux. Toutes les combinaisons sont possibles : passages de l’un à l’autre, invasion de l’autre par l’un, ou vice-versa, quête dans un des mondes réservée à un petit ombre d’élus de l’autre, ...

Les livres dont nous avons parlé :

  • Le septième fils, d’Orson Scott Card : quand on naît septième fils d’un père qui lui même était le septième fils de sa fratrie, comment s’étonner d’avoir des pouvoirs, même dans l’Amérique du XIXe !
  • Harry Potter, of course, de J. K. Rowling. Certains d’entre nous n’aiment pas du tout, d’autres n’ont aimé que ce livre parmi tous les romans d’heroic fantasy qu’ils ont essayés.
  • Les Kerns de l’Oubli, une trilogie de Feldrik Rivat, écrivain après avoir été dessinateur et archéologue. Cette saga qui se passe dans un autre monde met en scène un héros qui doit racheter une faute commise... plusieurs incarnations plus tôt.
  • Pour les plus jeunes, Pierre Bottero signe plusieurs livres où les héros, des adolescents d’aujourd’hui, basculent dans un autre monde. La Quête d’Ewilan, par exemple. Une bonne idée pour commencer.
  • Warcraft est à l’origine un jeu vidéo qui a donné lieu à de nombreux livres, qui emmènent chaque fois le lecteur, à la suite d’un héros différent, au sein d’un des peuples (elfes, orcs, dragon) ou d’une des familles du monde de Draenor. Les auteurs sont nombreux. L’influence du Seigneur des Anneaux y est nette, mais la lutte entre le bien et le mal se déroule à l’échelle de planètes, cette fois. Lorsque le "méchant" détruit celle des Orcs, ils n’ont d’autre recours que de se lancer à l’assaut de la Terre.
  • Eragon de Christopher Paolini, tétralogie cette fois — mais vous l’aurez remarqué, un livre d’heroic fantasy ne vient jamais seul ! —, extrêmement proche de Tolkien, est un bon mélange de quêtes et de batailles, de secrets et d’amitié, qui plaira particulièrement à ceux qui aiment les dragons et les elfes.
  • Arrêtons-nous enfin sur Les Enchantements d’Ambremer, par Pierre Pevel. Avec élégance, cet auteur imagine un Paris du début du XXe siècle où habiteraient des créatures magiques venue du monde proche, et ami, même s’il est mal connu, d’Ambremer. On oscille entre l’atmosphère d’Arsène Lupin, voire, parfois, de Balzac, et celle de récits merveilleux, on passe d’un fiacre à un ogre, d’un square de l’île Saint-Louis à une licorne. Les héros se retrouvent, bien sûr, face à une créature maléfique, la Reine Noire, qui ne reculera devant rien pour parvenir à ses fins.

Pour terminer : attention, ce n’est pas parce qu’il est question d’ogres et de fées que ces romans sont tous pour les enfants, loin de là. Demandez bien conseil avant de vous servir en librairie !


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