Un animal, des animaux

mercredi 22 novembre 2017
par  Equipe de lettres
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"Un livre où un animal joue un rôle important : tel était notre sujet cette semaine. Le champ est tellement vaste qu’il nous restait encore beaucoup d’idées inexplorées à la fin de la séance !
Pourquoi des animaux ? Ils peuvent avoir un rôle accessoire et servir, par exemple, à caractériser un personnage qu’ils accompagnent, ou bien à ajouter une note de réalisme. Certains ont aussi un rôle de sauveurs ou d’auxiliaires : ainsi dans les contes où il est fréquent que le héros rende service à un animal qui le lui rendra au centuple.
Ils peuvent également dépayser le lecteur, quand l’auteur le plonge dans un monde entièrement animal, dans des livres où est recréé un univers fait d’odeurs, de bruits, de perceptions et de goûts différents -animaux.
Bien souvent, les animaux, comme dans les Fables de La Fontaine, nous renvoient à nous-mêmes, comme une sorte de miroir plaisant, puisqu’il déforme un peu une réalité pas toujours agréable, et permet de faire passer en douceur quelques leçons importantes.
Leur originalité et leur beauté fait qu’ils sont les héros favoris des albums pour tout-petits. Un animal, n’est-ce pas un compagnon parfait, qui peut venir combler certaines solitudes ?
Nous avons commencé par une bande dessinée : De Cape et de Crocs, série maintenant bien répandue réalisée par Ayroles et Masbou et qui compte déjà 12 albums. Les héros sont des animaux, même s’ils évoluent dans un monde où vivent aussi des hommes. Un loup et un renard, entre autres, fidèles à leurs représentations typiques (le loup est courageux et guerrier, le renard est rusé), vont d’aventure en aventure. Les B. D., situées dans la même période que les romans dits "de cape et d’épée" (environ au XVIIe) sont pleines de références intertextuelles (voir la séance du Club Lecture consacrée au sujet). Les animaux permettent un humour décalé alors que des héros humains rendraient la chose trop sérieuse. Nous nous attardons, par exemple, sur cette image où un lapin à l’air totalement inoffensif tient en joue des ennemis à l’aide d’un énorme pistolet...
Le Livre de la Jungle de Rudyard Kipling était un incontournable, même si le héros n’est pas un animal : à l’inverse, le "petit d’homme" abandonné dans la jungle, que nous connaissons tous (mais avons-nous tous lu le livre ?), va grandir, changer, apprendre et en définitive connaître une initiation à la vie adulte, grâce à ses rencontres avec des multiples animaux. L’aventure et la découverte jouent ici un grand rôle, ainsi que l’environnement naturel.
Dans Le Club des Cinq, grand classique qui n’est plus guère lu, Enid Blyton assimile le chien (en français, "Dagobert" dit "Dago") à un des héros puisque les enfants sont 4 : + un chien qui souvent débrouille des pistes et aide les enfants dans leur enquête, = 5.
Narnia vient aussi d’Angleterre : dans le premier de cette série d’histoires, C. S. Lewis imagine l’histoire d’enfants qui à la faveur d’une armoire passent dans un monde magique : le royaume de Narnia est en danger, une reine maléfique cherchant à y prendre le pouvoir. Avec l’aide de diverses créatures, dont des animaux (qui parlent) et notamment une très sympathique et courageuse famille de castors, les héros vont participer à la victoire du bien sur le mal. Or le Bien est incarné par un gigantesque lion, magnifique, plein de sagesse et d’amour, Aslan, qui justifie la présence de ce livre dans notre sélection. On voit que nous sommes ici du côté du merveilleux.
Cet épisode a été adapté au cinéma, de manière très réussie. Ce n’est pas forcément le cas des très nombreux films d’animation (notamment ceux de Disney) tournant autour d’animaux : même s’ils ont pour origine un livre, bien souvent nous ne connaissons désormais plus que le film.
Dans un genre bien plus inquiétant, un livre qui lui aussi risque de n’être connu que pour son adaptation cinématographique : Twilight, de Stephenie Meyer. "Twilight", c’est le crépuscule, le moment où l’on ne peut plus distinguer un chien d’un loup, et peut-être un loup d’un homme ! Histoire de vampires, pas tous mauvais, et de loups qui ne sont autres que des adolescents subissant une métamorphose, on y voit cette fois la sauvagerie qui est un autre trait caractéristique de certaines histoires d’animaux, même, si, finalement, ce n’est pas la plus fréquente. L’homme serait-il plus sauvage que l’animal ?
Nous avons terminé par Le Lion de Joseph Kessel, qui raconte une amitié d’enfance entre un lionceau et une fillette, dans une réserve kenyane. Le jour où le lion devient si grand que ses parents refusent que leur fille continue à le retrouver, le jour où arrive un guerrier Masaï, amoureux de l’héroïne, mais qui pour épouser un femme doit faire ses preuves en... tuant un lion, que va-t-il se passer ?
Vous le saurez, peut-être, à la prochaine séance !


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