Fratries, pour le meilleur et pour le pire

vendredi 12 octobre 2018
par  Equipe de lettres
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A savoir : la semaine prochaine,vendredi 19, nous parlerons d’amitié.
Cette semaine, le thème des fratries a eu un grand succès : beaucoup d’entre nous se reconnaissent dans ces relations très fortes, parfois intenses, où l’on est capable du meilleur comme du pire : de protéger, d’aider, d’encourager... mais aussi d’humilier, de trahir, et de détester ! Le thème est très porteur pour un auteur : les caractères différents, les places dans la fratries qui donnent lieu à des responsabilités différentes (et parfois à des stéréotypes plus ou moins vrais : le petit dernier est-il toujours le chouchou ?), l’éventail des relations possibles et les changements fréquents, au long des jours, dans la nature de ces relations, permettent l’exploration de situations variées et de sentiments puissants. S’y ajoute le fait que, comme pour tout sentiment, le ressentir n’est pas toujours synonyme de l’exprimer, et que des comportements agaçants cachent parfois une grande affection : terrain riche, là aussi, pour les écrivains, que cette communication difficile, voire tordue, entre frères et soeurs. Nous avons donc récolté une riche moisson de titres très variés :

  • "Quatre sœurs", de Sophie Rigal-Goulard, est une série qui décline les aventures desdites sœurs un peu partout : à la mer, à la colo, à cheval... Chacune a sa passion et son caractère. Dans Quatre sœurs en direct du collège, l’aînée a le projet de publier une bande dessinée au collège et demande de l’aide à sa fratrie.
  • un roman sur l’entrée en 6e d’une petite fille à laquelle sa sœur prodigue des conseils : peut-être La Sixième, de Susie Morgenstern ? L’élève qui nous l’a présenté n’était plus sûre du nom de l’auteur ni du titre... En tout cas, la relation entre les deux filles était très bonne.
  • Comme le titre l’indique, Le Pays des Contes, de Chris Golfer, nous entraîne dans un monde imaginaire : mais même là-bas les relations entre frères et sœurs peuvent être très réalistes ! Alex et Conner sont des jumeaux très fusionnels auxquels leur grand-mère offre un livre qui leur permet de voyager... au pays des contes : cette longue série est pleine de rebondissements. Quand on a une grand-mère fée, tout peut arriver !
  • Côté BD, beaucoup d’idées aussi, à commencer par Les Petits Diables, d’OlivierDutto, série qui met en scène Nina et son petit frère Tom. Ils se jouent sans arrêt des tours et le pauvre Tom a du mal à en sortir la tête haute ! Nina est visiblement plus habile, surtout quand il s’agit de faire porter la faute à son frère. Petit jeu : à qui vous identifiez-vous ? Nous avons tous répondu...
  • Les Sisters est une série à succès de William Maury (le dessinateur) et Christophe Cazenove. Wendy, l’aînée, et Marine, la cadette, sont d’ailleurs les filles du dessinateur : ce sont elles qui ont inspiré cette vision humoristique de la vie de famille. Marine admire beaucoup Wendy.. et (donc ?) elle l’enquiquine ! Quant à Wendy, pas facile de s’occuper de sa petite sœur quand sa mère est au travail et son père enfermé dans son bureau... Cette bd a donné lieu à des dessins animés.
  • Deux pour une est plus connu apparemment pour le film qui en a été tiré : A nous quatre. Ce roman d’Erich Kastner, auteur allemand qui a commencé à écrire à la fin des années 1920 et dont les livres ont été interdits sous Hitler, et qui est toujours très lu, a connu d’autres adaptations cinématographiques (La Fiancée de Papa, 1961). C’est l’histoire de deux jumelles qui, séparées à la naissance, ne se sont jamais rencontrées. L’une habite avec son père et l’autre avec sa mère. Une colonie de vacances sera l’occasion de faire connaissance... et même d’échanger de place avec sa jumelle... puis de se découvrir une famille !
  • Dominique de Saint-Mars et Serge Bloch ont conçu, avec leur bande dessinée petit format, Max et Lili, des histoires amusantes mais aussi éducatives. Chaque album aborde un thème et se conclut par quelques questions adressées au lecteur pour le faire réfléchir sur sa propre situation et ses propres réactions. Là encore, un frère et une sœur, dont les émotions parcourent toute la gamme entre la furie et la tendresse !
  • Treize à la douzaine, avant de devenir, assez récemment, un film, est un livre pour la jeunesse : et avant d’être un livre, c’est une histoire vraie ! Les auteurs, Ernestine et Frank Gilbreth, sont frère et sœur, et ont grandi dans une famille américaine excentrique, où une minute n’était jamais perdue : douze enfants, tous roux, avec les joies et les difficultés d’un tel nombre...
    - Des sœurs bien particulières : elles sont sept, elles sont toutes jumelles, et elles sont nées dans un monde où il est interdit d’avoir plus d’un enfant par famille. Leur mère est morte à la naissance. Conséquences : elles portent chacune le nom d’un jour de la semaine... c’est plus simple... et elles ne peuvent sortir de chez elles que ce jour-là ! Comment être soi-même dans ce film de science-fiction de Tommy Wirkola, Seven Sisters  ?
  • Dans le passé cette fois, six sœurs, qui vivent en Angleterre au début du XIXe siècle : dans leur milieu social d’aristocratie désargentée et menant une vie simple à la campagne, pas question de travailler pour les femmes ; or la famille n’est pas riche et aucune fille ne pourra hériter des terres et du manoir ! Seule solution : se marier à un homme riche. La chasse est ouverte ! Jane Austen, avec son talent inimitable, plein d’humour mais non dénué de romantisme, nous raconte l’histoire de ces sœurs aux caractères et aux destins si différents : Orgueil et Préjugés.
  • Autre grand auteur anglais, le plus connu de tous : Shakespeare. Une de ses pièces nous raconte l’histoire d’un roi qui voulut partager son royaume entre ses trois filles. Il donnerait, dit-il, la plus grosse part à celle qui l’aimerait le plus. Les deux aînées firent de longs discours pour avoir une grosse part ! La dernière ne voulut pas. L’amour ne se force pas ! Elle fut chassée : mais le roi Lear devait s’en repentir...
  • Il est vrai qu’on n’est pas toujours à sa place dans sa fratrie ou sa famille, comme le montre aussi Mathilda de Roald Dahl, dont l’héroïne est incomprise et rejetée par son frère et ses parents.
  • Mais à l’inverse, l’amour fraternel peut mener aux dévouement suprême : dans Hunger Games, Katniss prend la place de sa petite sœur, qui a malheureusement été tirée au sort pour un grand jeu mortel... au sens propre ! C’est l’élément déclencheur de l’aventure désormais bien connue inventée par Suzanne Collins.

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